Témoignages

Marion

marionJ’ai rejoint la licence pluridisciplinaire BIM (Biologie, Informatique et mathématiques) de la Faculté des Sciences de Luminy en deuxième année : après un an de prépa agro-véto trop scolaire à mon goût, j’ai choisi ce parcours, qui propose une vision originale et intégrée de la biologie. A la fin de ma première année à Luminy, j’ai eu l’opportunité de faire un stage facultatif d’un mois à l’IBDM. Ce stage a été ma première rencontre avec le monde de la recherche et la biologie du développement. J’ai eu la chance de me voir attribuer un mini-projet dont j’étais “responsable” (l’article, dont je suis troisième auteur, a d’ailleurs été accepté) et je me suis régalée. Pendant la troisième année de licence, j’ai eu un job étudiant au sein de cette même équipe : en tant qu’annotatrice pour une base de données, je devais lire des articles scientifiques et y rentrer les données. Ces expériences (et majorer la licence) m’ont ouvert les portes des masters de biologie des Ecoles Normales Supérieures. Deux de mes stages de master ont été faits en biologie du développement (dont un à New York grâce à mes contacts avec l’IBDM). Je travaille actuellement sur l’identification de signatures nucléotidiques de régions régulatrices actives au cours du développement animal dans le cadre de ma thèse et me destine à une carrière de chercheur dans le domaine de l’évo-dévo.

 

Leslie

leslie J’ai rejoint l’institut dans le cadre de mon DEA (M2) au cours duquel j’ai eu l’occasion de travailler dans deux équipe formidables et très complémentaires ; l’une étant “lancée” depuis quelques années et la deuxième se lançant à peine. Le choix du cœur m’a fait choisir la deuxième pour y réaliser ma thèse et un post doc court avant de partir vers de nouvelles aventures. Pendant ma thèse, les choses n’ont pas toujours été roses ; au fur et à mesure de notre maturation scientifique on apprend à faire ses propres choix ; à dire non…Il y a des tensions, et cela est normal ; on grandit, on apprend ; cela nous construit !! Cela m’a permis d’acquérir des notions de management de projet (encadrement des stagiaires; aides aux membres de l’équipe) ; des finances (négociation des commandes ; recherche de finance pour partir en congrès) et bien sur de rédaction ! L’IBDM a été une petite “famille” pendant ces années, me permettant de réaliser des interactions scientifiques et personnelles formidables (avec qui je nourris encore aujourd’hui une amitié très forte). L’institut, c’est bien sur de la science mais pas que ; les gestionnaires, informaticiens, animaliers, etc.. sont toujours là, à l’écoute dans un climat d’échange et de collaboration. Aujourd’hui j’ai fait le choix de quitter la science pour avoir un CDI dans la recherche clinique mais j’utilise encore au quotidien tout ce que ma thèse a pu m’apporter pendant ces années.

 

 Sandrine

sandrine J’ai effectué mon doctorat en 4 ans à l’IBDM dans l’équipe de Pascale Durbec, sous la direction de Myriam Cayre. Les 4 années à l’IBDM ont été un agréable mélange de challenge excitant, de riches rapport humains et d’une formation complète. L’IBDM fait partit de ces instituts qui démentent le cliché de la science française provinciale qui serait en retard sur la compétition internationale. Le niveau intellectuel, la compétitivité et la qualité des plateformes techniques sont exemplaires. J’ai par exemple été surprise de découvrir un plateau de microscopie moins bien fourni lors de mon post doctorat au SCRIPS Research Institute en Californie. Malgré l’absence de lieu commun à l’IBDM, du fait de l’architecture du bâtiment, c’est un institut où l’on s’entraide, on collabore, et prend le temps de parler science dans les couloirs. De plus, lors de ma thèse, j’ai bénéficié d’une excellente formation, car dans cette équipe, les étudiants ont la chance d’être encadrés, respectés et stimulés ! J’ai bénéficié d’un encadrement rigoureux à la paillasse et à la gestion de projet. J’ai eu accès et ai été encouragée à suivre de nombreuses formations extérieures, participer à de nombreux meetings  et m’engager dans des réseaux associatifs professionnels qui sont aujourd’hui mon atout majeur dans ma transition professionnelle face à la crise de l’emploi de chercheurs.

 

 Daniel

Daniel J‘ai fait mon doctorat en bioinformatique à l’IBDM de septembre 2005 à septembre 2009, sous la direction de Patrick Lemaire. En tant que citoyen de l’UE, il était facile de passer du Portugal vers la France, malgré quelques problèmes logistiques comme essayer de louer un appartement sans avoir de compte bancaire français ! J’ai choisi IBDM pour la qualité exceptionnelle de l’institut et pour le projet proposé par le laboratoire. Bien qu’à l’époque il n’y eu pas beaucoup de bio-informaticiens à l’IBDM, la situation géographique stratégique de l’institut a fait que je pouvais me tourner vers d’autres laboratoires de Luminy pour accéder à l’expertise dont j’avais besoin. De plus, étant immergés dans un environnement biologique, je pouvais appréhender les résultats biologiques de mes recherches. Durant ces années, j’ai grandi scientifiquement et personnellement et je peux honnêtement dire que ces années passées à l’IBDM font partie des plus belles années de ma vie.